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TRAP – Après la fête, place à l’action

 Quand la science participative s’invite sur la plage de Banyuls-sur-Mer

Chaque année, la Fête des Vendanges de Banyuls-sur-Mer rassemble des milliers de personnes sur la plage centrale.
Un moment de convivialité et de partage qui illustre toute la richesse de la culture catalane — mais aussi la pression humaine croissante exercée sur le littoral, particulièrement en période estivale.

Quand la fête laisse des traces

Le cadre est magnifique, mais il suffit d’un rien pour que la biodiversité en pâtisse.
Gobelets, mégots, plastiques à usage unique… autant de déchets qui, s’ils ne sont pas ramassés à temps, rejoignent la mer et menacent les écosystèmes côtiers.
En Méditerranée, les concentrations de microplastiques figurent parmi les plus élevées au monde. Chaque déchet abandonné sur la plage est un pas de plus vers la dégradation de ce patrimoine naturel exceptionnel.

Une mobilisation pour l’environnement

Consciente de cet enjeu, Plastic at Sea organise chaque année un grand ramassage post-festivités sur la plage et la rivière.
L’objectif : rendre à la nature ce que la fête lui a pris.
Mais cette année, l’action a pris une nouvelle dimension scientifique grâce au projet TRAP (sTRAtégies participatives pour la gestion de la pollution Plastique du littoral transfrontalier). Un projet transfrontalier en partenariat avec l’Universitat de Barcelona et l’Universitat Politècnica de Catalunya, dédié à la compréhension des flux de plastiques, au développement d’un système intégré de surveillance et de prévision, et à soutenir les politiques transfrontalières pour une gestion efficace des déchets plastiques.

Une plage transformée en terrain d’étude

En plus du ramassage sur toute la plage et la rivière, une portion de 100 mètres de plage a été délimitée pour la collecte de données scientifiques dans le cadre du projet.
Chaque déchet trouvé — mégot, gobelet, fragment plastique, emballage — a été comptabilisé, catégorisé et enregistré selon un protocole européen rigoureux.
Ces données permettront de suivre l’évolution de la pollution sur cette portion du littoral au fil du temps, et d’identifier les sources et les types de déchets les plus fréquents.

La force de la science participative

Ce suivi n’est pas réservé aux scientifiques : il repose sur la participation citoyenne.
Une quarantaine de participants s’est mobilisée pour assurer le ramassage et le triage des déchets en respectant le protocole, transformant chaque geste de nettoyage en une contribution concrète à la recherche.
C’est là toute la puissance de la science participative : permettre à chacun de devenir acteur de la connaissance et de la préservation du milieu marin.
Les participants ne ramassent pas seulement des déchets — ils collectent des données précieuses qui aideront à orienter les politiques locales de gestion du littoral.

Des résultats concrets et utiles

Lors du ramassage du lundi 13 octobre 2025, plus de 2000 mégots ainsi que des 63 kilos ont été collectés en à peine 1h30 sur l’intégralité de l’action.

Seulement sur la zone de 100m : 1876 déchets pour 2.6 Kg dont 1251 mégots.

Ces premières données viendront enrichir la base de suivi du projet TRAP et permettront de mesurer, année après année, l’impact des actions de sensibilisation et des mesures de réduction des déchets.
Chaque édition devient ainsi une étape d’un suivi à long terme du niveau de pollution plastique sur la côte catalane.

Et la suite ? Rendez-vous le 15 novembre !

L’aventure ne s’arrête pas là. Ce n’était que la première rencontre d’un long cycle régulier. Le prochain ramassage se tiendra le 15 novembre sur la plage de Banyuls-sur-Mer.
Ce sera l’occasion de poursuivre la collecte de données et d’élargir le réseau de participants impliqués dans cette démarche.

Ensemble, transformons chaque déchet en donnée utile

La lutte contre la pollution plastique n’est pas une mission d’un jour, mais une aventure collective.
En participant, vous contribuez à une recherche scientifique essentielle, à la sensibilisation du public et à la préservation de notre Méditerranée.

Chaque geste compte, chaque donnée éclaire, chaque action rapproche un peu plus d’une Méditerranée sans plastique. Et n’oubliez pas : le meilleur déchet c’est celui qui n’existe pas !